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Les femmes dans le domaine du sport

Dernière mise à jour : 26 mai 2023

Dans l’histoire du sport, les femmes n’ont pas toujours été traitées sur le même pied d’égalité que les hommes. Certains sports leur étaient interdits, leur place était réduite voire inexistante lors de grandes compétitions sportives, et même encore aujourd’hui dans certains sports, on retrouve des inégalités salariales et des différences quant aux primes perçues entre les deux sexes.


Quels sont les sports qui ont longtemps été interdits aux femmes ?

5 sports ont longtemps été interdits pour différentes raisons aux femmes. A commencer par le golf qui, à l’époque, était un sigle qui signifiait : “Gentlemen only, ladies forbidden”, messieurs seulement, femmes interdites, il a fallu attendre 1990 pour que ce sport soit autorisé pour les femmes. Nous retrouvons également le rugby, qui à cause de la violence entre les joueurs (placages par exemple), avait été interdit aux femmes. L’haltérophilie n’était pas autorisée aux femmes car ce sport était considéré comme une pratique exclusivement masculine. Le canoë était proscrit aux femmes pour des raisons de santé, les autorités médicales avaient considéré pendant longtemps, jusqu’aux jeux olympiques de 2020, que la pratique du canoë pouvait entraîner des problèmes irréversibles sur les hanches de femmes, qui auraient pu entraîner des fausses-couches. Enfin, le saut à ski a longtemps été interdit aux femmes car les médecins pensaient que la pratique de ce sport chez les femmes aurait pu bousculer la stérilité féminine.


Revenons quelques années auparavant : dans l’Antiquité, il existait des jeux “héréens” réservés uniquement pour les femmes et correspondaient à une seule épreuve équivalent à une course de 160 m ( le mot “héréen” provient de Héra qui dans la mythologie grecque est la protectrice des femmes et la déesse du mariage). Cette compétition avait lieu tous les 4 ans à Olympie.


Après J-C en 1424, madame Margot pratiquait mieux le jeu de paume que tous les hommes contre qui elle jouait. Il faut savoir qu’à cette époque, les femmes n’avaient pas accès au sport excepté le fait de monter à cheval ou de pratiquer le jeu de paume, ancêtre du tennis.


Au XIXème siècle, les sports accueillant les femmes se développent avec la pratique du tennis, de la natation ou encore du patinage. Il faudra attendre le XXème siècle pour que les femmes aient leur place dans des compétitions sportives. Après une édition des jeux olympiques de Pierre de Coubertin sans aucune femme en 1896, c’est en 1900 que les femmes participent aux JO avec 2.2% de participation dans seulement deux disciplines : le tennis et le golf. En 1928 elles sont 10% à participer, 45% en 2016, 48.8% en 2021 à Tokyo et enfin, les JO Paris 2024 seront les premiers jeux paritaires de l’histoire avec 50% d’hommes et de femmes. D’ailleurs, au comité d’organisation des jeux, 52% des salariés sont des femmes.


En 1965, l’école devient mixte mais c’est seulement 5 ans plus tard que les cours d’éducation physique et sportive le deviennent à leur tour.


Afin de donner plus de visibilité au sport féminin dans les médias : est créée la journée internationale du sport féminin le 24 janvier 2014. Le but étant d’encourager les chaînes de télévision et les radios à diffuser des retransmissions sportives féminines.


Etant donné que la majorité des retransmissions sportives (97%) se font sur des chaînes payantes (Eurosport, Bein sport, Rmc sport, Canal + Sport…), ça n’est pas profitable pour la diffusion du sport féminin. Entre 2018 et 2021, celui-ci était diffusé entre 2.9% et 5.9% sur ces chaînes-là. Les compétitions sportives féminines sont tout de même diffusées sur les chaînes gratuites (l'Équipe, France 2…), entre 2018 et 2021, le football représentait 44% du sport féminin médiatisé, suivi du rugby à 16% et du tennis à 13%.


Concernant la place des femmes dans la politique, c’est pendant la Vème République, sous François Miterrand en 1981, qu’on a pour la première fois de l’histoire une femme à la tête du ministère des sports, autrefois appelé “ministère du temps libre, de la jeunesse et des sports”. Il s’agissait d’Edwige Avice. Par la suite, de plus en plus de femmes deviennent ministres du sport, certaines étaient même d’anciennes athlètes de haut niveau. En effet, en 2011, Chantal Jouanno, karatéka et championne de karaté en kata à 12 reprises, est nommée ministre des sports. Vous la connaissez probablement tous, en 2017, c’est l'escrimeuse Laura Flessel, quintuple médaillée olympique et 6 fois championne du monde, qui avait été choisie pour représenter les décisions politiques dans le sport en France.


De nos jours, c’est Amélie Oudéa-Castéra qui est actuellement ministre des sports et des jeux olympiques et paralympiques. Avant de le devenir, elle occupait la fonction de directrice générale du tournoi de Roland Garros. Elle entame une carrière professionnelle tennistique durant sa jeunesse avant de se consacrer à ses études de droit. Elle est notamment chargée de toute l’organisation des jeux de Paris 2024 qui débuteront en juillet 2024, d’où le nom du ministère qui a changé à l’occasion du plus grand événement sportif au monde.








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